Un nouveau mois, un nouveau record !


Les cours des actions ont continué de s’apprécier durant le mois écoulé, les actions américaines enregistrant même un nouveau record générationnel puisqu’il s’agit du meilleur mois d’août, pour l’indice S&P 500, depuis 1986 ! Le principal indice américain atteint ainsi un nouveau plus haut historique.



Il faut néanmoins relever que, comme l’a indiqué la banque Goldman Sachs dans une récente étude, seuls quelques titres tirent l’entier de l’indice. Ainsi, en enlevant Facebook, Amazon, Apple, Microsoft et Google, l’indice américain phare serait en baisse d’environ 5% depuis le début de l’année.

Durant le mois, exprimées en CHF, les actions américaines (S&P 500 Index) sont montées de 5,97%, les actions européennes (MSCI Europe Net) de 2,93%, celles des marchés émergents (MSCI Emerging Markets Net) de 1,07%. Les actions suisses (SPI) se sont appréciées de 2,03%. Les actions mondiales, exprimées au travers de l’indice MSCI All Countries, ont ainsi terminé le mois avec une hausse de 4,95% (en CHF).

Dans ce contexte, les traditionnelles valeurs refuges ont été délaissées puisque, exprimées en CHF, les obligations internationales (Indice FTSE Government Bond Index) ont une nouvelle fois baissé de 1,46% (après leur baisse de 0,51% en juillet) tandis que l’or a connu une saine correction après plusieurs mois de hausse (et le dépassement en juillet de son plus haut historique en USD, atteint en 2011), en baissant de 1,29% sur ce mois d’août.

Après son impressionnant plongeon sur le mois de juillet (-4,15%), le dollar américain, mesuré par le Dollar index (DXY), reflétant la valeur de l’USD contre un panier de devises, a continué sa baisse en reculant de 1,29% sur le mois d’août. Cette nouvelle baisse de la devise américaine a été alimentée en fin de mois par les déclarations de Jérôme Powell.

En effet, lors d’une intervention officielle, le président de la Réserve fédérale américaine (FED) a indiqué que désormais l’Institut allait viser un niveau d’inflation moyen (mesuré par le CPI) de 2%. Il faut rappeler qu’historiquement, les mandats officiels de la FED étaient la stabilité des prix et le plein emploi.




Ce n’est qu’à partir 2012 que l’Institut au travers de ses représentants a commencé à parler d’un objectif de hausse des prix à la consommation, mesurés par le CPI, de 2% d’une année sur l’autre. Or, ces dernières années, le niveau de hausse des prix officiel s’est régulièrement situé en dessous de cet objectif de 2%. Monsieur Powell a donc indiqué que pour obtenir un niveau d’inflation moyen de 2%, la FED va désormais tolérer des niveaux annuels supérieurs à 2% pendant quelque temps. En gros, le dollar va perdre de son pouvoir d’achat, et donc de sa valeur, plus rapidement que jusqu’à maintenant.

Après les importantes chutes de croissance dans presque toutes les régions du monde durant le premier semestre, les derniers indicateurs avancés semblent indiquer qu’une reprise devrait intervenir dans le courant du troisième trimestre. En effet, les indices de production (PMI) publiés ces dernières semaines se situent pour la plupart à des niveaux indiquant une certaine reprise en vue. Cela étant dit, le chemin du déconfinement total semble encore long et un retour à la normale n’est pas encore en vue. Les véritables dégâts économiques ne pourront être constatés qu’à ce moment-là.

De plus, au niveau de l’emploi, on ne constate pas à ce stade d’amélioration notable. L’activité économique est donc principalement soutenue par les États, et donc au travers de la dette (en grande partie rachetées par les banques centrales), ce qui ne semble pas tenable sur le long terme